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Pour la première fois, le nombre d'inscrits en classes bilingues (que ce soit Diwan ou celles de l'enseignement public ou celles du privé) a franchi le cap des 13 000 élèves. À la dernière rentrée, les inscriptions ont plus augmenté que les années précédentes. Mais la progression des effectifs n'a pas retrouvé son niveau d'il y a quelques années.
Il existe une autre possibilité d'étudier le breton dans le second degré, c'est de choisir le breton en option. Environ 5 000 élèves sont concernés par cette option de breton. Mais le chiffre est en baisse, et les classes d'option fonctionnent avec des effectifs extrêmement faibles.
Beaucoup de collégiens préfèrent étudier l'anglais que le breton. Pour eux, le breton, c'est le passé, ça ne sert à rien, personne ne le parle… L'image du breton n'est pas toujours perçue de façon très positive…
Plusieurs dizaines d'étudiants s'inscrivent en licence chaque année dans les universités de Brest et de Rennes. Il y a parmi eux de vrais débutants, des non-débutants et d'autres qui proviennent des classes bilingues. Plusieurs font une double licence. Que feront-ils plus tard ? Il y en a qui s'intéressent à l'audiovisuel, aux métiers de la culture… D'autres préfèrent l'enseignement.
Il n'y a pas aujourd'hui suffisamment de bretonnants qualifiés pour intervenir partout où on en demande. Il n'y a pas assez d'enseignants de breton. Et pourtant, tous les postes à pourvoir ne sont pas pourvus aux concours de PE (professeur des écoles). Et pourtant, dans les années à venir, c'est l'enseignement qui continuera à offrir le plus de débouchés pour les jeunes bretonnants.
Des dizaines de personnes se décident à apprendre le breton à l'âge de 30 ou 40 ans et suivent des stages de six mois pour cela. En même temps, ils envisagent de changer d'orientation professionnelle pour devenir à leur tour enseignant de breton. Il faut une vraie motivation pour apprendre le breton en six mois.
Vu le nombre et l'âge moyen des bretonnants qu'il y a aujourd'hui en Bretagne, les enfants et les jeunes se plaignent de pas entendre souvent parler breton autour d'eux. Non seulement il n'est pas pour eux la langue première, mais le plus souvent il n'est pas non plus celle de leurs parents, ni même parfois celle de leurs grands-parents. Le lien à la langue s'atténue.
Les instituteurs ou professeurs des écoles qui enseignent en classe bilingue se passionnent pour leur métier : grâce au breton, ils ont un contact très fort avec leurs élèves. En même temps, le bilinguisme a des contraintes, le métier est prenant, et les conditions de travail ont la réputation d'être difficiles…
Les parents d'élèves sont demandeurs pour l'ouverture de classes bilingues : ce sont eux qui interviennent pour réclamer de nouvelles classes en maternelle ou en primaire. Après le CM2 pourtant, la majorité des élèves ne continue pas en bilingue au collège…


Pourquoi ce blog ?


  • Voilà beaucoup de questions par rapport à l'enseignement du breton et par rapport aux métiers que peuvent envisager les jeunes bretonnants d'aujourd'hui. J'aimerais qu'on puisse en parler et en discuter sur ce blog.
  • Pourquoi ? Parce que le Rectorat de l'Académie de Rennes, en lien avec le Conseil régional de Bretagne, m'a chargé d'une enquête, pour comprendre ce qui va et ce qui ne va pas pour l'enseignement du breton. Je me suis déjà entretenu avec de nombreux interlocuteurs à ce sujet et j'aurai l'occasion d'en rencontrer d'autres dans les semaines à venir. Mais j'aimerais bien que le plus grand nombre possible de personnes puisse donner son avis sur toutes ces questions : ceux qui sont tout à fait pour, ceux qui ne savent pas trop et même ceux qui sont réticents ou réservés. Votre avis m'intéresse. Et c'est pour cela que j'ouvre ce blog. N'hésitez donc pas à vous exprimer.
  • Comment cela va-t-il se passer ? Le plus simplement possible. Des messages seront mis en ligne : je vous invite à poster votre commentaire. Vous pouvez les signer soit d'un pseudo, soit de votre nom, soit au titre de votre organisation.
  • Le blog est bilingue : breton et français. Pour une meilleure lisibilité, les messages seront classés selon la langue dans laquelle ils sont rédigés. Vous pouvez vous exprimer dans l'une ou l'autre langue, au choix. Chacun écrit en breton comme il a l'habitude de le faire.
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Fañch Broudic